La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Mon témoignage

Posté le 21/05/2017

« J'ai fait des expériences qui sont pour ainsi dire «inexprimables», «secrètes», parce qu'on ne peut jamais les dire exactement et parce que personne ne peut les comprendre (je ne sais pas si je les ai moi-même comprises ne serait-ce qu'approximativement), «dangereuses» dans la mesure où 99 % des gens me jugeraient fou si j'allais raconter des choses pareilles, «catastrophiques» dans la mesure où l'idée a priori provoquée par la confidence interdirait aux autres l'accès à un secret à la fois vivant et merveilleux, «tabouisées», parce qu'il s'agit d'un domaine numineux protégé par la crainte de Dieu qui l'environne ».

Jung

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un « retour en arrière » sur ces 13 années de galères et autres intenses expériences dites de « paraphrénie ». La période se situe donc avec ma 1ère expérience le week-end de Pâques 2004 et, il n’y a si longtemps la dernière au printemps 2015, soit 1 an avant mon départ professionnel à l’étranger à 58 ans.

Comment j'étais avant ? Avais-je la Foi ? Ai-je été croyant ?

Je ne pense pas, ce qu’il semble demeurer dans mes souvenirs est une sorte de « croyance » à un destin tracé, une impression d’avoir été et d’être là pour quelque chose d’important, quelque chose à découvrir, à « transmettre » … Je crois que pour cela principalement que j’ai fait de l’alpinisme : trouver des réponses !

Des réponses, je n’en ai donc pas trouvé durant ces quelques 30 années d’activité et en fait je crois que tout a véritablement commencé en 2001 lorsque j’ai eu ma paralysie oculaire puisque j’avais appelé cela « l’œil de Râ ».

2 ou 3 années passèrent durant lesquelles j’étais très actif en cascade de glace avec en parallèle de plus en plus de soucis naissant vis-à-vis de ma fille Juliette, sa déscolarisation, le décès de ma mère que je n’avais pas vraiment digéré, les soucis entre mon premier fils Louis et ma femme Virginie.

Début 2004, tout a commencé à me « déborder » dans mes émotions et sans m’en rendre compte, je « nageais » dans un état plutôt dépressif.

C’est justement cet état dépressif qui m’a conduit au déclenchement de ma 1ère expérience que j’appellerais maintenant la période « Jésus » !

Dimanche de Pâques, le soir, seul dans la maison dans un petit village des Alpes et assis par terre contre un mur dans un coin du salon, je me morfonds sur moi-même et tous les problèmes qui circulaient dans ma tête, je pleure de tout mon corps et m’abandonne totalement à cet état, je ne saurais dire combien de temps ça a duré mais je crois bien que je me suis laissé « mourir » de tristesse.

A un moment, que je me souviens parfaitement, j’ai l’impression d’être « réveillé » par une profonde aspiration couverte d’une voix d’outre-tombe : « Je suis Dieu » et moi qui instantanément par l’expiration qui suit réponds : « Non, je suis Jésus ».

 Je me souviens très bien de ce moment où d’un coup je ne pleurais plus de tristesse mais de joie, une joie sans commune mesure, elle habitait tout mon corps …

La sensation d’avoir été « traversé » par un souffle de Vie, un Esprit sain, je ne saurais dire !

Je me lève et commence à marcher dans la maison, peu à peu, je suis en train de tourner en rond autour de la table de la cuisine avec la « banane » jusqu’aux oreilles, me laissant imprégné dans la moindre de mes cellules par cette joie immense.

Ça dure toute la nuit.

Au matin, je me rends compte que je n’ai plus de soucis dans ma tête, tout est éclairci, je comprends et accepte le décès de ma mère, les conflits entre Virginie et Louis, les galères de Juliette. Je comprends que cette joie qui m’a envahie est vraiment « précieuse » et bénéfique.

Les jours passent en demeurant dans cet état, je prends contact avec un pasteur pour lui expliquer mon « aventure » mais cette entrevue ne m’a pas convaincu et je n’ai absolument pas ressenti de Foi telle que je la percevais chez cet homme.

Les jours continuent de passer, je dors très peu, je passe parfois des heures assis sur le canapé avec des « images » qui me viennent de je n’ai sais où … Je me souviens d’une période de quelques jours où ça a été des « retours » sur les Croisades vécus comme dans un film où j’étais acteur et spectateur en même temps.

Pas de « délires » durant cette période qui a duré quelques semaines, juste totalement baigné par la bienséance dans tout mon corps et dans mon esprit.

Je me souviens que Virginie qui était rentré de vacances entre temps m’appelait « Lapin Gourou » !!

Cet état ne m’empêchait pas de travailler et je poursuivais ma vie sans encombre.

Les semaines et les mois passèrent, tout en étant de plus en plus « connecté » à tous les aspects « divins » concernant Jésus sans forcément le faire paraitre ou en parler outre mesure.

Je crois que s’est au bout d’une petite année que je me suis décidé à écrire. C’est quand j’ai commencé que je me suis rendu compte que ça « sortait » tout seul et qu’il était plus facile pour moi d’écrire que d’en parler ou essayer d’expliquer.

En quelques jours j’écris donc une cinquantaine de page, comme je le disais, dictées par la « Source ». Je mettrais en titre : « Le témoignage d’un homme ordinaire et de sa rencontre avec Dieu » et en sous-titre : « Vers une spiritualité Laïque ».

Je pense que là a commencé la première période dite « paraphrénique », le fait d’avoir écrit m’a « ouvert » des portes et peu à peu je me laisse submerger par tout ce que je « recevais ». Je « rentre » alors dans un monde de paranoïa qui m’appartenait et dont je ne laissais rien transparaitre.

Nous sommes au printemps 2005 …

Je vis alors une « double » vie, la 1ère « normale » aux yeux de tous, la 2ème complètement « farfelue » dans ma tête. Tout ce que je perçois alors est vécu et ressenti au premier degré, comme si c’était une vérité et une évidence absolue. Le soleil est mon Père, la Terre est la Mère. Je suis un Cœur Pur au sens propre du terme.

Je ne perçois plus Jésus comme un humain venu apporter un message mais comme véritablement le fils de Dieu, par identification c’était donc moi sa réincarnation.

Je me souviens de continuer à travailler pendant ce temps mais ça devenait de plus en plus difficile, je voyais des « signes » partout et ressentais les choses dans la moindre de mes cellules.

Je me souviens devoir faire des forages dans un rocher et être obliger d’arrêter parce que je ressentais le rocher qui souffrait, j’étais en communication totale avec la nature.

Je me croyais tellement important qu’à un moment je n’osais plus sortir, je me souviens avoir passé une journée sous des couvertures pour « me protéger » …

Virginie qui s’inquiétait m’avais demandé de voir un psy, chose que j’avais commencé à faire mais comme j’arrivais à ne pas trop laissé transparaitre mon véritable état, elle me laissait libre et m’avait juste dit que si ça n’allait pas je pouvais aller la voir.

Mon état devenant de plus en plus difficile à vivre, je percevais tout dans les moindres profondeurs, que ce soit la nature, les animaux ou les humains. Je ressentais toute cette souffrance dans le monde et avais l’impression d’être là pour l’absorber. C’était mon destin.

Arrivé au moment les fêtes Chrétiennes, tout s’est encore plus amplifié et je n’arrivais presque plus à vivre normalement, il fallait vraiment que je prenne sur moi pour ne rien faire voir.

Le pire a été l’arrivée de Pentecôte où j’ai eu peur de ne pas arriver en « encaisser » toute la Souffrance  du Monde et donc de rater ma Mission. J’ai donc demandé à être « interné » volontairement à l’hôpital à ma psy qui m’a donné un traitement pour me faire « redescendre ». De mémoire, j’y suis resté une semaine et je suis sorti, le traitement m’avait soulagé et j’étais redevenu « normal ».

Pendant quelques semaines, j’ai continué à voir la psy régulièrement, puis d’un commun accord j’ai arrêté son traitement et repris le cours de ma vie.

Toutes ses histoires avaient refroidie Virginie qui m’annonce qu’elle souhaite divorcer.

Nous décidons donc de vendre la maison et d’aller nous installer sur Grenoble provisoirement, le temps qu’elle suive une formation sur Paris.

Le choix de Grenoble était d’une part parce que Juliette était à l’école Montessori, en famille d’accueil jusqu’à présent et qu’il serait facile à Virginie de monter sur Paris, avec 3 h de TGV elle pourrait revenir tous les week-ends.

Cette période qui a duré à peu près 1 an s’est bien passé, moi j’ai trouvé du boulot au bout de 3 semaines, Virginie faisait sa formation à Paris et rentrait le week-end, Juliette avait quitté Montessori finalement et s’était retrouvé en pension à Valence dans une école Catho., il restait ma fille la plus jeune Liliane qui vivait donc avec moi toute la semaine. J’ai beaucoup aimé cette période avec Liliane, ça nous avait beaucoup rapprochés.

Quelques mois se passent, Virginie ne parlait plus de divorce finalement et était prête à réessayer car tout semblait être rentré dans l’ordre.

De mon côté, je n’avais plus beaucoup « d’aspiration spirituelle » mais je sais maintenant que ceci était toujours sous-jacent …

C’est donc moi qui ai insisté pour divorcer, je crois que je voulais suivre une nouvelle vie, ce choix n’a pas été forcément facile à prendre.

2007, par hasard, lors d’une fête chez mon ami Bernard à Aix, je rencontre Paulette connue 20 ans plus tôt lors du décès accidentel de son compagnon en escalade dans les calanques, nous re-sympathisons rapidement et décidons de nous revoir …

Chose faite quelques semaines plus tard et me voilà à emménager chez elle à Montélimar après qu’elle ait « viré » son compagnon malgré qu’ils venaient d’adopter un petit garçon. Virginie de son côté déménage avec les filles sur Paris.

Paulette était institutrice et faisait en parallèle une formation pour être psy, elle était très branché Jung et je me suis donc mis à lire pas mal de ses bouquins durant cette année-là.

Je trouvais que les écrits de Jung se rapprochaient pas mal de mes idées et pensées maintenant que j’avais une bonne année de recul sur ma première expérience.

2008. Finalement, ça n’a pas duré avec Paulette, elle était quand même très perturbée par pas mal de chose. Un jour elle a levé la main sur Liliane qui était là en vacances et ça m’a fait décider de la quitter.

En fin de droit au chômage, pas d’argent de côté, je décide d’aller sur Marseille où je pouvais me faire héberger par mon ex belle-sœur Vivi (la tante de Louis), Paulette me prête une voiture pour quelques semaines le temps de me retourner.

Je débarque donc chez Vivi avec 3 cartons représentant l’ensemble de mes biens !!

Tout allait bien dans ma tête à cette période, je suis décidé à recommencé une nouvelle vie, cherche et trouve rapidement du boulot en moins d’un mois, m’inscrit sur Meetic cherche une compagne et trouve rapidement Anna !!

Quelques semaines plus tard, je m’installe à Aubagne chez elle.

2009 se passe sans encombre, petite vie tranquille avec Anna, sans doute trop tranquille puisque nous décidons de nous séparer vers la fin de l’année. Je prends donc un appart, toujours sur Aubagne avec Juliette qui finalement avait quitté Paris et souhait vivre avec moi.

2010. Je travaillais toujours pour la même boite à Vitrolles. Vers la fin de l’année, je revois Anna et nous nous remettons ensemble, nous décidons de prendre une maison toujours à Aubagne et trouvons une villa sympa.

Arrive le printemps et bientôt ma « 2ème expérience » …

Je ne me rappelle plus trop comment s’est arrivé ou plutôt comment j’ai « replongé » !

Vers la fin de l’hiver, je suis contacté par une autre entreprise qui prévoyait des gros chantiers à l’étranger, je démissionne alors et me fais embaucher par cette boite.

Je pense que le fait de prendre des responsabilités supérieures à avant m’ont fait reprendre confiance en moi et m’ont donné l’impression aussi de reprendre de l’importance. Ça a donc sans doute fait ressurgir en moi les souvenirs de mon expérience de 2005 ainsi que pas mal de questionnements. 

Je cherche alors un moyen de m’exprimer et trouve le forum « spiritpartage ».

J’écris un premier sujet que j’appelle : « Un simple témoignage » dans lequel je retrace mon expérience passée.

Je trouve alors des interlocuteurs qui me comprennent et avec qui je commence à avoir des échanges. Pendant ce temps, je continue mes allers/retours à l’étranger, prépare des avant-projets d’ampleurs de plusieurs dizaines de millions d’euros, monte et organise une agence TP Provence pour cette boite qui était sur Paris, obtient des marchés en local. Peu à peu je prends de l’importance et de la confiance. Parallèlement sur le forum, il en est de même, je m’ouvre plus et me laisse de plus en plus aller dans mes dires.

Je ne saurais dire quand ça a commencé à me « débordé » mais je crois que c’est venu plutôt d’un coup sans que je me rende compte de quoi que ce soit …

Je commence à ne plus faire de différence entre l’importance prise dans ma vraie vie et l’importance liée à mon expérience spirituelle de délivrer Le Message …

Il faut dire que l’entreprise de l’époque comprenait dans ses actionnaires principaux un Franc-Maçon réputé et haut placé dans la hiérarchie, que la Franc-Maçonnerie à cette époque pour moi représentait toute la mystique du secret de Jésus et des Templiers et je commençais alors à faire un amalgame entre moi, Jésus, le Secret du Graal et les Francs-Maçons et donc mon boulot, ma vie, mon quotidien.

 

Pendant cette période qui a du durer quelques mois, le forum lui m’orientait plutôt vers le Bouddhisme.

Ceci plutôt par affinité des idées et des écrits qui finalement s’approchaient plus de mon cœur mais sans grande connaissance de cette croyance non plus. Donc en plus de ces histoires de Franc-Maçonnerie, croyant être d’un importance capitale quant à l’avenir de l’Humanité, je me suis cru au centre d’un complot entre Bouddhistes et Francs-Maçons, les uns et les autres voulant prouver au Monde qui j’étais, donc soit Bouddha soit Jésus. Et moi dans tout ça croyant que je devais faire un choix et surtout ne pas me tromper de direction car la seule chose qui les intéressaient eux était le profit et le pouvoir.

Les Francs-Maçons avec mon « aide » auraient la possibilité de passer par une sorte de « trou noir » et de ne sauver que les leurs et Le Fric, les Bouddhistes auraient eux une sorte de « machine à remonter le temps » et de tout recommencer qui ne sauverait que leur peuple avec je ne sais plus trop pourquoi mais sans passer par la période des dinosaures.

Et dans ceci, moi qui me voyait plutôt comme quelqu’un de neutre, une sorte « d’Enfant des Etoiles ».

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est qu’en ces périodes, je croyais être surveillé et observé en permanence !

Je me souviens d’une soirée où j’écrivais sur le forum selon une forme « d’écriture automatique », je ne me rappelle plus trop dans les détails mais je me souviens de la fin :

-        « Il y en a assez que le monde tourne en rond de bing bang en bing bang et qu’à chaque fois tout recommence pour la nuit des temps », « Mais alors je suis Dieu !! », « Non mais ça on s’en fou », « Je suis bien plus que ça, je suis le Secret de la Vie », « je suis le THEOREME ».

Je ne vous fais pas dire le degré de paranoïa dans lequel je vivais à cette époque, ceci tout en essayant de continuer de travailler normalement aux yeux de tous !!

Il me semble que c’est la veille de faire interner d’office par les pompiers à l’hôpital que j’ai fait une visite de chantier dans le Var en voiture en faisant sans doute pas loin de 500 km en ne suivant que les panneaux indicateurs selon leurs couleurs : Orange pour la direction Bouddhiste, Bleu pour les Francs-Maçons et Vert pour le Neutre !! Ceci en étant persuadé que ça allait m’amener à la Réponse que j’attendais !

Interné donc, licencié en même temps, je reste environ 3 semaines à l’hôpital de Valvert entre Aubagne et Marseille, j’ai très peu de relation avec la psy que j’ai dû voir 2 ou 3 fois. Je ne sais plus quel traitement elle m’avait donné mais je l’ai arrêté de moi-même au bout d’un mois je crois.

Anna s’en va aussi et prends un appart seule à Cuges moi je trouve un appart à Roquevaire. Au chômage une fois de plus.

2011. Quelques mois passent, je vais bien, je revois Anna et nous décidons de nous remettre ensemble, elle vient dans mon appart.

Je sais maintenant qu’entre 2010 et 2015, je n’ai jamais été vraiment guéri.

Après une petite période d’abstinence spirituelle, les aspirations reviennent rapidement au galop …

Je retourne sur le forum en cachette d’Anna et recommence à écrire. Là, je « rencontre » une certaine Alana. Nous communiquons de manière plutôt profonde et sommes d’accord sur pas mal de chose, peu à peu, elle commence à me parler d’âmes jumelles, je me sens attirer par elle et décide d’aller la rencontrer sur Perpignan.

J’y reste finalement 4 ou 5 jours en squattant chez elle, nous « sortons ensemble. Je reviens à Marseille, annonce à Anna notre séparation et pars m’installer chez Alana.

2012. Toujours au chômage, décès de mon père en octobre, j’utilise les quelques sous hérités pour survivre et nous installé avec Alana dans une plus grande maison avec un jardin.

Très actif sur le forum puisque je suis depuis quelques mois devenu modérateur, j’approfondis mes connaissances en terme de différentes théories spirituelles.

La vie avec Alana est « plate », le seul point commun est en fait le forum.

Je m’ennuie …

Peu à peu, je m’enferme donc avec moi-même dans ma tête et recommence à chercher des réponses à mes expériences passées. J’écris énormément sur le forum, j’ouvre beaucoup de sujet mais surtout écrits une série de journaux personnels.

Le Bouddhisme m’inspire de plus en plus, j’y trouve une grande correspondance avec mes « aspirations » mais reste quand même sur le fond plutôt Neutre.

Une fois de plus, je ne me souviens pas quand ça a commencé à « dériver » mais ce que je sais c’est que Alana a fini par quitter la maison sans que je m’en rende compte et que j’y suis resté tout seul dans mes retranchements pendant une dizaine de jours.

Je ne mangeais presque plus, ni ne dormait, je « voyageais » en moi-même en permanence, c’est la période que j’ai appelé Shiva.

10 jours d’introspection totale en immersion complète en moi-même …

Je ne saurais dire tout ce qui s’est passé, à part peut-être une expérience où en dehors de mon corps, comme une micro particule atomique vivant et revivant le bing bang en cercle et des tonnes d’informations à la vitesse de la Lumière, j’ai vécu l’Incarnation en traversant la chair de l’homme, ma chair, je me souviens d’une journée où je me tordais de douleur dans la maison rampant nu sur le sol …

A partir de cette expérience, j’ai « conçu » une sorte de danse accompagné de bruitage oraux et de gestes comme si je me « reconstruisais » particule par particule.

Cette « danse » m’a accompagné les derniers jours avant mon internement d’office et pendant les premiers jours à l’hôpital.

Ce qui est incroyable, c’est que je restais quand même conscient de tout ce qui se passait. Par exemple, je me souviens très bien du jour où je me suis fait « attraper » par le SAMU.

A ma fenêtre, je vois dans la rue le Samu, les gendarmes qui me demandent de sortir, je refuse mais fait entrer les gendarmes dans la maison, nous discutons et ils repartent mais restent dans la rue, en fait il voulait que je sorte de moi-même, ça a duré une grande partie de la journée où je les observais et narguais de ma fenêtre. Je pense que j’ai fini par sortir lors d’un éclair de lucidité et me suis laissé emmener.

3 semaines d’hôpital cette fois, c’est cette fois que le médecin a trouvé le diagnostic de Paraphrène, jusqu’à présent ils parlaient de bouffées délirantes. Il a donc aussi trouvé le bon médicament avec le Risperdal, en sortant de l’hôpital j’ai revu Alana et quelques semaines plus tard, elle revenait à la maison.

J’ai continué le traitement pendant quelques mois mais ai fini par l’arrêter avec l’accord de mon psy.

2014. Quelques mois plus tard aussi, nous nous séparons.

Je fini par retrouver du travail avec un salaire correct, je me réinscris sur Meetic et rencontre Martine.

Coup de foudre spirituel immédiat !! En plus, elle était psychothérapeute "travailleuse de Lumière".

Nous nous voyons tous les week-ends où je monte en Ariège la rejoindre chez elle. Elle est quand même un peu perchée aussi, elle m'explique qu'elle est une descendante des Templiers et me parle souvent du Graal.

2015. Au printemps Martine déménage et arrive sur Perpignan, en même temps je me fais licencier, ça remet un peu notre « projet » de vie en question car elle n’a pas de sous, à part la vente de sa maison elle n’a pas de revenu.

Cette « histoire » de descendance des Templiers me refait réfléchir à mes précédentes expériences, je crois que cela n’est pas dû au hasard et profite d’une semaine « tranquille » à la maison pour « replonger » un peu dans mes retranchements. Chose dite, chose faite, je perds pieds en quelques jours mais reste profondément centré (si l’on peut dire !) avec le Bouddhisme tout en ayant aussi une sorte de communication obsédante avec le chiffre Pi.

Cette dernière expérience que pour ma part je trouve peu riche et peu intense avec seulement 9 jours d’internement, a quand même permis à mon nouveau médecin de confirmer le diagnostic de paraphrène et de confirmer le traitement Risperdal. C’est vrai que depuis que je le prends régulièrement tout est rentré dans l’ordre ^^

Martine, elle n’a pas digéré cette expérience, elle a en fait tout un monde et nous nous séparons juste avant que je parte à l’étranger.

De cette dernière expérience, il ne me reste qu’un «lointain souvenir », c’est l’identification « formelle » (pour ma part) en la réincarnation de Sidarta Gautama, alias Bouddha. Mais non pas vis-à-vis de ce qu’a construit le Bouddhisme autour de son personnage mais directement vis-à-vis de l’homme qu’il était et tout ce que je peux ressentir qui en concordance avec lui et ce que je peux connaitre autour des écrits et de ce que j’ai directement vécu … Durant cette « crise » j’ai eu aussi pas mal « d’images » de ce que j’ai appelé la Pensée Créatrice …

2017. Maintenant, je me fou un peu de tout ça, ça n’a plus vraiment d’importance mais j’aimerais quand même éclaircir certaines choses comme par exemple pourquoi en Occident l’on me considère malade et en Orient comme un Eveillé qui a vécu plusieurs montée de Kundalini, ce serait bien que tout le monde se mette d’accord !

Le principal est que maintenant j’aille bien et que je garde les pieds sur Terre. Que j’essaie de vivre selon mes idées et selon ce qui me reste de positif de tout ce que je viens de raconter.

J’ai un boulot qui m’enrichis et me passionne et pour lequel j’ai quand même de grosses responsabilités.

Je ne sais pas si c’est intéressant que j’entre plus dans les détails de certaines expériences, je ne crois pas, à moins que l’occasion se présente d’en parler pour approfondir une quelconque vérité que ce soit avec des médecins, des scientifiques ou des théologiens.

Fondamentalement ce que je crois aujourd’hui, c’est que oui, selon les connaissances actuelles, je suis un paraphrène, mais selon ce que la science apprendra dans l’avenir, je suis plutôt un visionnaire ou un avant-gardiste mais certainement pas un « malade » …

Si j’ai besoin d’un médoc actuellement (Risperdal 1 mg), c’est uniquement parce je n’ai jamais trouvé de terrain d’expression à mon écoute et si je l’accepte c’est uniquement pour ne pas prendre de risque de ne « jamais revenir » vis-à-vis de mes enfants.

Je suis certain que si pendant mes expériences les plus intenses, j’avais été encadré par des gens compétents et ouverts, j’aurais pu aller dans les directions de leur choix et leur apporter des réponses, un peu comme une sorte de cobaye en fait mais sous contrôle médical. Il aurait fallu qu’ils me canalisent dans des directions précises quant à l’Histoire ou à l’Astrophysique, j’aurais certainement pu répondre aux questions existentielles de beaucoup : Qui sommes-nous, Que faisons-nous, Où allons-nous !

Ce que je viens de dire ici est certainement un point commun avec d’autres « malades » qui ont vécu des expériences qui les ont dépassés.

A ce sujet, il est nécessaire d’ajouter que lors de ces « aventures intérieures », pour les vivre intensément, il est obligatoire de cheminer au travers de son égo et de faire « sauter » les barrières psychologiques associées à l’expérience vécue, non seulement de les combattre mais de les régler une bonne fois pour toute avec soi-même, sa famille, ses proches. Ceci permettant d’aller aussi loin que possible dans l’expérience tout en conservant un pied dans le présent et sa relative réalité.